Guéyo: elle refuse de se faire violer - Une dame égorgée par son voisin sous les yeux de ses enfants

Publié le vendredi 6 avril 2012 | Soir Info - Le dimanche 1er avril 2012, un drame s`est produit à « Zimbabwé », un campement de la sous-préfecture de Dabouyo, dans le département de Guéyo.

Publié le vendredi 6 avril 2012 | Soir Info - Le dimanche 1er avril 2012, un drame s`est produit à « Zimbabwé », un campement de la sous-préfecture de Dabouyo, dans le département de Guéyo.

Une dame du nom de Bonkoungou Marie, ressortissante burkinabé, née en 1989, a été égorgée par l`un de ses compatriotes et voisin. Ce dernier, répondant au nom de Pingwandé Martin, manœuvre agricole, est né il y a 22 ans. En tout cas, cet homme pourrait faire un bon metteur en scène au cinéma. Suivons tout simplement. De fait, ce jour-là, indiquent nos sources, il est environ 15h, lorsque Pingwandé Martin se retrouve au centre-ville, à Dabouyo. Il est couvert de sang et porte à la tempe gauche, une large entaille faite à l`arme blanche. A toutes ses connaissances qui lui demandent ce qui lui est arrivé, il explique l`air affolé, être victime d`une sauvage agression de la part de mercenaires libériens qui ont investi, en ce moment même, le campement de « Zimbabwé ». A l`en croire, il a la vie sauve, grâce à sa puissance athlétique. Mais malheureusement, pas une dame du nom de Bonkoungou Marie, sa compatriote, tuée par ces mercenaires. Rapidement, cette nouvelle fait le tour de la localité et des cités environnantes. La peur s`empare de tout le monde. Surtout que Pingwandé explique que ces mercenaires sans pitié, progressent vers les localités voisines. L`adjudant Gnakalé, commandant de la brigade de gendarmerie de Guéyo, est saisi le lendemain lundi 2 avril 2012. Il mobilise ses hommes, à l`effet de prendre des dispositions, visant à faire face à ces mercenaires libériens. Le même jour, ses éléments et lui, aidés de volontaires armés de machettes, se déportent au campement « Zimbabwé ». Cela, sous la conduite de Pingwandé Martin. Si le corps de la dame, affreusement tailladée et égorgée est découvert, a contrario, point de traces de mercenaires. En tout cas, rien n`indique le passage de ces individus qui, en général, ne manquent pas de piller. Cette situation intrigue les gendarmes. Le matin du mardi 3 avril 2012, ils « bombardent » Pingwandé de questions sur cette affaire de mercenaires libériens qui l`ont agressé et qui ont tué Bonkoungou Marie. Le manœuvre agricole perd rapidement les pédales. Il perd le verbe, balbutie et craque. Et là, inattendu retournement de situation. Pingwandé note qu`à la vérité, toute cette histoire est un montage. Marie, c`est bien lui qui l`a tuée. A l`en croire, ce dimanche-là, le mari de Marie se rend à l`église à Dabouyo. Et elle, portant ses deux enfants dont l`un, âgé de 5 mois et l`autre de 3 ans, va travailler dans son petit champ de maïs, non loin du campement. Aux alentours de 14h, elle va se reposer sous le hangar où lui Pingwandé est déjà installé. Se connaissant très bien, les deux se mettent à discuter entre compatriotes. C`est là que germe une funeste idée en lui. Les rondeurs intactes de Marie, malgré l`accouchement il y a seulement 5 mois, l`attirent. Il doit la posséder de gré ou de force. Alors subitement, il se jette sur la bonne dame, tel un fauve. D`un tour de main, il lui ote le morceau de pagne. La nudité de Marie est étalée. Il en bave. S`engage alors une lutte entre les deux. Lui, pour la posséder. Et elle, pour se tirer de ses griffes. L`assemblage de ces deux situations, parfaitement opposées, Pingwandé avance que cela l`excite davantage. Mais Marie est courageuse. Elle s`empare de sa machette et lui porte un violent coup à la tempe gauche. Puis, elle se met à courir en direction du campement. Il se lance alors à ses trousses, la rattrape et lui fait un croc-en-jambe. Lorsque Marie se retrouve au sol, il lui arrache sa machette et lui administre quatre violents coups de l`arme blanche. Puis, il porte l`estocade à la pauvre, en l`égorgeant d`une oreille à l`autre. Et abandonnant ensuite les deux innocents mômes en pleurs, il décampe et va inonder la ville de Dabouyo, de son sinistre mensonge. Fort heureusement, la vérité a fini par le rattraper.. Le même vendredi 6 avril, le cruel Pingwandé Martin sera présenté devant le parquet du tribunal de Sassandra.

Soir info

DABOU: UN JEUNE TUE A ORBAFF PAR 4 ELEMENTS DES FRCI

Le 06 avril 2012 par Notre voie - Un jeune homme nommé Lath Willy a été abattu à 02h du matin jeudi 5 avril dernier à Orbaff son village natal par des éléments des Frci arrivés à
bord de quatre véhicules et deux motos. Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants ont d’abord coupé le courant dans la village avant de passé à l’attaque. Ils se sont rendus au domicile du père de la victime et l’ont obligé sous la menace de leurs armes à leur montrer le domicile de Willy Lath qu’il soupçonne d’être un milicien pro-Gbagbo. Sorti de son sommeil et ayant flairé le danger, Willy Lath a tenté de s’enfuir. Mais il été vite rattrapé par les visiteurs nocturnes qui l’ont abattu à bout portant.
Les tueurs sont remontés à bord de leurs véhicules et motos. Ils sont repartis comme ils sont venus en laissant le corps sans vie du jeune Lath Willy gisant dans une mare de sang. Rappelons que le ministre délégué à la Défense avait donné l’ordre aux éléments Frci de traquer les supposés miliciens pro-Gbagbo qui s’entraîneraient dans la forêt de Dabou. C’est certainement, en exécution de cet ordre que ces éléments sont allés abattre Willy Lath. C’est la consternation hier à Orbaff.
Jean Goudalé