TRIBUNE: LA LOI SUR LA PARITÉ HOMMES FEMMES N'EXCLUT PAS LA FIGURE DU CHEF

Le 03 décembre 2012 par Correspondance particulière - La lutte pour notre souveraineté en Côte d'Ivoire ne se limite pas qu'au terrain politique, économique, stratégique, nous nous devons de livrer aussi

Image d'illustration. Un couple.

Le 03 décembre 2012 par Correspondance particulière - La lutte pour notre souveraineté en Côte d'Ivoire ne se limite pas qu'au terrain politique, économique, stratégique, nous nous devons de livrer aussi

un combat sur le plan socio-culturel, moral, psychologique et spirituel, afin d'éviter de nous laisser corrompre par des principes contre-nature à mêmes de susciter l'implosion de nos sociétés africaines. Toute loi se doit de créer l'harmonie entre les citoyens (les hommes) car sa finalité est de protéger leur vie, d'assurer leur bonheur. La loi sur la parité hommes et femmes en Côte d'Ivoire tend à exclure la figure du chef qui est indispensable à l'équilibre de toute société, parce qu'elle maintient l'ordre utile à la répartition des rôles, des tâches. Cette loi vise les familles qui ne sont en réalité que des cellules de la société, de la nation puisqu'on y retrouve, en miniature, toute l'organisation propre à nos États, à nos gouvernements. Le père et la mère assument au sein de chaque famille des rôles comparables aux ministres de la santé, de la culture, de l'éducation, de la sécurité, de la défense, des affaires étrangères, de la justice etc... Ils se doivent en effet de faire face à la maladie, à l'hygiène (ministère de la santé), ils inculquent à leurs enfants les us et coutumes de leurs tribus (ministère de la culture), ils veillent à leur éducation, à leur instruction (ministère de l'éducation nationale), ils protègent leurs enfants contre d'éventuelles agressions physiques et morales (ministères de la sécurité, de la défense), ils veillent à ce que les enfants aient en dehors de leur famille des relations saines avec les voisins, et évitent les mauvaises fréquentations (le ministère des affaires étrangères). Quand surviennent des querelles entre les enfants, les parents, dans leur prise de position, sont tenus d'être justes vis-à-vis de tous, s'ils tiennent à préserver leur autorité sur la famille, puisque toute autorité ne peut être affermie que si elle dit le droit (le ministère de la justice). Chaque famille est régie par des règles qui lui sont propres, règles que toute nation démocratique appelle Constitution ou Loi fondamentale. Si les parents tiennent à voir leurs enfants obéir à ces règles, ils se doivent de s'y soumettre eux-mêmes: un père ne peut demander à son fils de s'éloigner de certains vices, de la cigarette, de l'alcool etc... quand il ne peut lui-même se passer de la cigarette, et est de surcroît un alcoolique. Ainsi, le père, la mère et les enfants sont égaux face à ces règles, à l'instar du président d'une République et de ses citoyens qui sont égaux devant la Constitution dont s'est doté leur pays. Tous les hommes et toutes les femmes (ainsi que les enfants) jouissent par conséquent des mêmes droits, on peut, dans un tel contexte, parler de parité hommes femmes devant la Loi fondamentale. Il est à ce titre légitime de s'insurger contre ces pratiques qui accordent un salaire élevé à un homme au sein d'une société et un salaire inférieur à la femme lorsqu'ils occupent
les mêmes fonctions. Le président de la République et les citoyens égaux devant la Loi fondamentale n'exclut pas, pour autant, la figure du chef de l'État dont le rôle principal consiste à veiller à l'exécution des grandes orientations de son projet de société. Il est attentif aux besoins de son peuple qui le sollicite, et présente quelques fois ses priorités, et leurs aspirations sous la forme de projets de loi qu'il soumet à leur approbation au Parlement, par le biais de l'appareil administratif qui relève la conformité des projets de loi avec la Constitution : les règles qui régissent la nation. Une fois adopté de manière démocratique le projet de loi, le président, le Chef de l'exécutif veille à son application, et sanctionne ceux qui violent cette Loi à travers l'appareil judiciaire. C'est ainsi que gouverne le Chef d'un État qui se doit d'éviter d'agir comme Sarkosy et Alassane Ouattara qui sont au four et au moulin ; ils présentent leur projet de loi, et dissolvent leur gouvernement pour obliger indirectement les députés (le peuple) à adopter les lois qu'ils proposent, dans le souci de conserver le pouvoir politique et non de préserver l'intérêt de ses citoyens. Le chef de famille, comme un Chef d'État, se doit, lui aussi, de réfléchir aux grandes orientations des projets conçus dans le secret avec son épouse qui lui communique, en général, ceux des enfants. Les rôles que tiennent l'homme et la femme au sein de la famille sont égaux, mais complémentaires. Le Chef de l'État gouverne certes, mais il peut être soumis au jugement des juges (de l'administration) s'il viole la loi dont il est le Garant ; c'est ce que nous constatons avec Sarkosy convoqué devant les juges de son pays, et non de la Haye bien qu'il ait participé par le biais de l'armée française au massacre des ivoiriens, aux crimes contre l'humanité. L'homme, à l'image du Chef d'une nation, est garant de la Loi, d'une bonne conduite au sein de sa famille, pendant que la femme administre leurs biens. L'un ne peut aller sans l'autre ; le Chef de l'État (l'époux-l'homme) ne peut gouverner sans son appareil administratif (l'épouse-la femme), il ne doit rien entreprendre sans l'avis de l'administration, et du peuple qui lui sont subordonnés. Le Chef de l'État est la figure paternelle de la grande famille qu'est la Nation, l'Administration est l'image de la mère, et le peuple représente les enfants: tous jouissent des mêmes droits mais la Nation et la famille ne peuvent se passer d'un veilleur, d'un guide, d'un chef. La parité hommes et femmes ne peut en effet exclure la figure du chef qui est, en réalité, au service de la famille, il n'occupe pas ce rôle dans le but d'opprimer ceux qui lui sont soumis. En Côte d'Ivoire, la loi sur la parité hommes femmes exclut la figure du chef parce que la femme éducatrice, administratrice des biens de la famille est invitée par Alassane Ouattara à devenir une propagandiste de la philosophie politique du rattrapage ethnique. Quand on analyse du point de vue social et culturel cette loi contraire aux saintes doctrines de l'Islam, et du christianisme, on se rend compte que la femme, au lieu d'être libérée sera plutôt exploitée, et d'avantage avilie. Au-delà d'un comportement propre aux hommes africains (aux ivoiriens) qui ont des enfants en dehors de la famille
classique, nous rencontrons en Côte d'Ivoire des tribus où l'homme concède à la femme, après le mariage, une dot qui lui permet d'entreprendre une activité commerciale afin de subvenir à ses propres besoins et à ceux de ses enfants. Au sein de ces tribus où est répandue la polygamie les hommes vivent, le plus souvent, aux dépens des femmes qu'ils exploitent, puisqu'ils font en général main basse sur les revenus de leur petite activité commerciale, et s'évertuent à augmenter le nombre de concubines dans leur harem. La guerre, la crise ivoirienne voulue par Alassane Ouattara a privé de nombreuses femmes de leur époux; ces dernières ne seront, à cause de cette loi, que de pauvres victimes de ces hommes. Ces tribus ivoiriennes ne privilégient pas, en fait, le modèle, l'organisation de la famille classique car les enfants qui vivent très souvent avec leur mère, se retrouvent déjà adolescents et mineurs, sans défense, sur les routes des villes et des villages en train de faire du petit commerce, à la merci des hommes sans scrupules. Si dans les champs de cacao, les enfants vont à l'école et aident, en général, durant les jours non ouvrables leurs parents à faire face à un devoir quotidien qu'ils assumeront certainement un jour, dans ces tribus les enfants sont purement et simplement retirés de l'école et envoyés dans les champs à s'occuper des boeufs tandis que les jeunes filles sont données très tôt en mariage à des hommes soucieux d'agrandir leur harem et de se procurer beaucoup plus d'argent. D'autres adolescents se retrouvent en apprentissage chez des artisans. Les partisans d'Alassane Ouattara, en approuvant la loi sur la parité hommes, femmes ne font que rendre légal le refus des hommes de ces tribus d'assurer au sein de leurs familles respectives la figure du chef de famille, surtout leur responsabilité de père nourricier, comme ils le font d'ailleurs face aux accusations des organisations internationales qui dénoncent dans leur camp des crimes contre l'humanité. Cette loi sur la famille les protège, entre autres choses, des autres tribus proches du président Laurent Gbagbo où les femmes ne sont pas livrées à elles-mêmes, elles sont plutôt heureuses de vivre sous la tutelle d'un homme, et sont prêtes à convoquer devant les juges des familles les hommes irresponsables avec lesquels elles ont conçu un enfant. Du point de vue social et culturel, la loi d'Alassane Ouattara sur la parité hommes femmes en Côte d'Ivoire, au lieu de libérer la femme, fait plutôt d'elle une procréatrice, une propagandiste du rattrapage ethnique, et surtout une esclave des hommes issus des tribus qui prônent la polygamie. Contrairement au monde occidental où le discours sur la parité hommes femmes vise la défense des droits de la femme, en Côte d'Ivoire, cette loi protège surtout les hommes issus de ces cultures où le système social permet à un homme de contracter simultanément plusieurs unions légitimes devant les chefs religieux. Toute loi qui vient de l'Occident n'est toujours pas un avantage pour les sociétés africaines. Détruire l'ordre de la cellule familiale, c'est introduire au sein de la Nation le chaos.

Une contribution par Isaac Pierre BANGORET
(Écrivain)