Stains: Le plancher d’une église évangélique haïtienne s’effondre. Un mort et plusieurs blessés

Le 10 avril 2012 par IVOIREBUSINESS – Dimanche 08 avril à Stains (Seine Saint Denis), banlieue parisienne, jour de fête pascale. Le plancher d’une église évangélique haïtienne s’effondre, causant la mort d’une

Premiers sécours à Stains, devant l'église évangélique haitienne.

Le 10 avril 2012 par IVOIREBUSINESS – Dimanche 08 avril à Stains (Seine Saint Denis), banlieue parisienne, jour de fête pascale. Le plancher d’une église évangélique haïtienne s’effondre, causant la mort d’une

fillette et faisant une trentaine de blessés plus ou au légers. En effet, une partie du plancher s'est effondrée vers 14H30, entraînant les victimes dans une chute d'environ 2,5 mètres.
100 à 150 personnes y étaient réunis dans cette église située au premier étage. Le pasteur et le propriétaire du local servant de lieu de culte évangélique sont arrêtés et placés en garde à vue.
Ils sont interrogés par la police judiciaire dans le cadre d'une enquête de flagrance pour "homicide et blessures involontaires aggravés".
"Leurs gardes à vue sont toujours en cours", a indiqué lundi matin une source policière, sans plus de précisions sur l'audition des deux hommes dans les locaux de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.
"L'enquête se poursuit", a déclaré de son côté le parquet de Bobigny, qui tiendra une conférence de presse à 16H45 au tribunal. Les enquêteurs cherchent à déterminer si des responsabilités individuelles ou collectives peuvent être engagées en raison d'éventuels manquements aux règles de sécurité.
C’est l’émotion partout et la presse est présente. IvoireBusiness également. Et pour cause : Après la fillette morte sur le coup, une autre enfant de deux ans et une femme de 42 ans restaient hospitalisées dans deux hôpitaux parisiens dans un état très grave, avec un pronostic vital engagé.
Pour la fille du pasteur de l’église parlant à visage masqué, son père « n’a rien à avoir avec cette affaire car ce n’est pas lui qui est propriétaire des locaux. Il n’en est que l’utilisateur. Il doit être remis en liberté car il ne pouvait pas savoir que les locaux étaient défaillants».
C’est aussitôt la polémique sur le lieu du culte qui n’était visiblement pas aux normes et qui serait clandestin. Des élus locaux ont exprimé des doutes sur la conformité du local aux règles de sécurité, s'interrogeant notamment sur le nombre de personnes présentes. S'ils étaient en apparence en bon état, les locaux "n'étaient pas faits pour ce genre de manifestation", avait jugé dimanche Michel Beaumale, maire PCF de Stains.
"Une chose est sûre, on n'a jamais visité ce local avec la commission de sécurité", a-t-il assuré, faisant part de sa "tristesse" après le drame.
"Le préfet m'a dit que la commission de sécurité était passée", avait déclaré de son côté, dimanche, la députée PCF de la circonscription, Marie-Georges Buffet. "La question est de savoir combien de personnes étaient à l'étage", avait-elle ajouté.
"Dans les bâtiments de ce type, il y a une autorisation qui est prévue pour 100 personnes. Si l'association reçoit le double ou le triple, c'est compliqué de le prévoir", a relevé le maire PS de Pierrefitte-sur-Seine, Michel Fourcade.

Elsa,
Envoyée spéciale