Ils appellent à la désobéissance civile - Et pourtant KKB établit des actes à la Mairie de Cocody

Publié le vendredi 4 février 2011 | Le Nouveau Courier - Dans la République du Golf, le crédo semble être «allons au paradis sans mourir». Parce qu’on s’explique difficilement que le camp Ouattara lance à longueur de journées des appels à la désobéissance

KKB, président de la JPdci.

Publié le vendredi 4 février 2011 | Le Nouveau Courier - Dans la République du Golf, le crédo semble être «allons au paradis sans mourir». Parce qu’on s’explique difficilement que le camp Ouattara lance à longueur de journées des appels à la désobéissance

civile, à la grève générale et à des opérations «pays mort» et que ses cadres se refusent à s’y contraindre. Comme les malheureux militants obligés de subir de gré ou de force ces diktats.
Hier encore un des cadres du Rhdp, KKB, président de la Jpdci a démontré qu’ils ne pensent pas ce qu’ils disent, notamment les appels à la grève générale et autres parades de politico-rebelles. En effet, KKB s’est rendu personnellement hier aux environs de midi à la Mairie de Cocody, pour se faire établir des actes. Notamment, une autorisation parentale pour son fils qu’il compte faire partir en Europe, selon les dires d’un employé de la mairie de Cocody. Dans une administration qui est supposée être en grève générale du fait de l’appel lancé par le Rhdp.
Et au moment où il s’apprêtait à déposer les documents nécessaires à l’établissement de l’acte, plusieurs personnes se sont offusquées de ce qu’il veuille se faire établir des documents dans une mairie républicaine. Après avoir appelé à fermer toutes les administrations. Elles ont donc assimilé l’attitude de leader de la Jpdci à de la provocation. Le ton est monté d’un cran et les autorités municipales ont donné instruction à ce que la sécurité du président de la Jpdci soit garantie, devant l’énervement de quelques jeunes présents dans la salle d’établissements des actes administratifs. Ce sont des éléments de la police qui sont intervenus par la suite, pour sortir Kkb des locaux de la mairie et l’emmener en lieu sûr.
Mais avant, Kkb a tenu à dire qu’il n’a jamais appelé à la désobéissance civile encore moins à la grève générale. Et que tout comme l’ensemble des Ivoiriens, il a souffert et continue de souffrir de la crise post-électorale actuelle. Désormais hors des murs de la République du Golf, quelles seront les priorités de Kkb ?
Frank Toti