Banques d’Etat / Paiement des salaires des fonctionnaires: Des acquis à consolider et à peaufiner

Publié le samedi 26 mars 2011 | Le Temps - A quelque chose malheur est bon. La fermeture des filiales des banques commerciales françaises, dont la Banque internationale pour le commerce et l’industrie en Côte d’Ivoire (Bicici) et la Société

Publié le samedi 26 mars 2011 | Le Temps - A quelque chose malheur est bon. La fermeture des filiales des banques commerciales françaises, dont la Banque internationale pour le commerce et l’industrie en Côte d’Ivoire (Bicici) et la Société

générale de banque en Côte d’Ivoire (Sgbci) aura permis à l’ Etat ivoirien d’obtenir deux acquis majeurs. Il s’agit d’une part, de la capacité à traiter un grand volume de clientèles des banques d’Etat. C'est-à-dire la Versus, la Banque nationale d’investissement (Bni), la Caisse nationale des chèques et de l’épargne (Cnce) et la Banque pour le financement de l’habitat de Côte d’Ivoire( Bhci) et la Banque pour le financement de l’agriculture (Bfa). En tout cas, le traitement des 130 mille fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire. Mais aussi et surtout les retraités gérés par la Caisse générale des retraités et agents de l’Etat (Cgrae) qui recevaient leurs pensions aux guichets des banques ayant fermé aura été très utile. Cette dernière catégorie de clients très particuliers et très spéciaux est estimée à 28650 pensionnés payés par virements bancaires. Challenge que les banques d’Etat d’autre part ont réussi malgré quelques imperfections en plus de leurs clientèles ordinaires. Le deuxième acquis, c’est bien la visibilité dans le traitement des 130 mille fonctionnaires dont pour 120593 ont été virés. Mais en réalité, sur ce chiffre, ce sont 110800 qui ont été payés. Ce qui donne un écart de 9793 personnes qui ne sont pas passées à la caisse. Même si elles ne sont pas toutes des fonctionnaires fictifs, on peut le dire sans se tromper qu’ils en constituent une bonne partie. A ce nombre, il faudrait ajouter certains fonctionnaires qui ont abandonné leurs postes depuis le deuxième tour de l’élection présidentielle tenu le 28 octobre 2010. En clair, ces acquis méritent d’être consolidés et peaufinés pour les opérations futures. Aussi, la réouverture progressive des banques commerciales qui avaient fermé sont à saluer. Car elle permet la circulation de l’argent entre les personnes et les entreprises en activité

B.M.