Au Président Gbagbo : éthique et compétence, Par Dr Oyissé

Par Ivoirebusiness - Au Président Gbagbo, éthique et compétence, Par Dr Oyissé.

Le Président Laurent Gbagbo. Image d'archives.

La création de ce parti est très attendue, et cela du fait des enjeux
fondamentaux qui l’orchestrent. Il est question de rebondir et montrer que
les compétences existent qui peuvent être mobilisées pour les batailles
décisives, en l’occurrence, arracher le pays aux prédateurs polychromes
qui manifestement prennent racine.

Il s’agit d’un dessouchage en règle
qui ne peut aboutir qu’avec des hommes de confiance hautement outillés.
C’est dans ce sillage que nous souhaitions dans nos dernières analyses
l’implication effective des cadres tels Don Mello, dont le retour en Côte
d’ivoire nous réjouit.

Dans ce même élan, nous demandons avec insistance
que le parti en gestation fasse du recrutement des compétences avérées une
préoccupation majeure. De nombreux ivoiriens prêts à faire le travail en
toute régularité sont là qui ne demandent qu’à être contactés, nous
en avons l’écho.

Il appartient au parti de les détecter et les mettre à
l’ouvrage. Généralement loin du bruit et de la racaille opportuniste, ils
observent et ont mal d’être esseulés ou loin du champ d’opérations. Ce
nouveau départ doit être l’occasion de faire un véritable tri adossé à
la compétence et à la probité.

Après tout ce qui s’est passé, il ne
suffit plus d’être un ex-détenu ou exilé pour prétendre à quoi que ce
soit. La vie d’une nation va au-delà de ces considérations. La prison ou
l’exil ne peuvent être des critères sérieux. Il faut aérer les
perspectives et ne pas laisser le nouvel outil aux mains de certains
compatriotes aux compétences fragiles qui, en toute arrogance, proclament
une définitive légitimité accrochée à la prison ou à l’exil.

Les patriotes ivoiriens ont sans exclusive enduré la catastrophe. Et comme il
n’existe aucun instrument pour en mesurer l’intensité, il ne sera pas
indiqué d’en faire l’indice de qualité requis. Aussi, appuyons-nous sur
ce qui en propre fait mouvoir les sociétés consistantes. En dehors des
acquis intellectuels, de l’expérience, de l’engagement, il faut faire de
l’éthique ou la morale un incontournable tamis.

Cela est d’autant plus nécessaire qu’après une guerre comme celle vécue par la Côte
d’ivoire, il y a une aggravation des penchants ou réflexes nocifs. Des
ivoiriens se plaignent déjà de l’implication bruyante de certaines
figures à éthique entamée. Que ceux-là soient rapidement écartés des
dispositifs substantiels. On ne peut aller loin avec ce qui met en évidence
des limites négativement affectantes.

Président, nous comptons sur vous
pour d’emblée assainir les canaux ou viaducs de notre cheminement
ultérieur. Nous voulons un outil qui résiste ou donne socle compact à la
résistance. Pareille attente ne peut se concrétiser avec du matériau
poreux. Listez et mettez les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.
Ainsi, vous aurez libéré ou contribué à libérer définitivement ce pays
toujours dans l’œil du cyclone.

Conscient des enjeux à court et moyen
terme, étouffez la racaille qui, sans gants, tente de gripper le moteur de
nos espérances. Les adeptes de la soupe croient avoir détecté les saveurs
d’une en ébullition, et se hâtent par tous les moyens d’être au
festin. Neutralisez leur espoir au nom de la souffrance d’un peuple qui
depuis des décennies vit douloureusement la confiscation de sa liberté au
profit de la pègre internationale.

Votre victoire judiciaire sur cette même pègre doit se conclure par la mise on orbite d’une structure sans
aspérité malfaisante. La nouvelle voie et le nouvel horizon le requièrent
en toute nécessité.

Par Dr Oyissé, Suisse